Phare d’El Hank, aux temps des voyages maritimes

Laviedevoyage.fr : Guide de voyage ! » Maroc » Phare d’El Hank, aux temps des voyages maritimes

Avant l’apparition des grands ports modernes, il était un temps où les phares étaient très prisés au Maroc. Ils permettaient à la fois de guider les barques des pêcheurs, mais aussi les bateaux venus d’autre part. Aujourd’hui, ils sont au nombre de trente-six, le phare d’El Hank, appelé aussi le phare de Casablanca, fait partie de cette liste de vestiges des temps maritimes anciens.
Phare d’El Hank, une Histoire
En 1916, Albert Laprade, le célèbre architecte français qui était attaché à la résidence générale de France au Maroc lors du protectorat français, était en charge de la conception du phare de Casablanca. Il le pensa et dessina au moindre détail, mais il a fallu attendre jusqu’en août 1920 pour voir l’édifice enfin érigé.
Le phare d’El Hank se dressait sur la corniche, entre la cité d’El Hank et l’océan atlantique. D’ailleurs, même de nos jours, il marque le début de la corniche et ses longues balades. Il fut mis en service pour guider les aventuriers marins au bon port. Il émettait une lumière perceptible jusqu’à 55 km. Il continue toujours de le faire chaque soir comme un troisième œil marin.
Le phare d’El Hank a été le témoin aussi de plusieurs décès. A son pied, on exécutait les condamnés à mort.
Le phare de Casablanca, les caractéristiques
Le phare d’El Hank est une tour de 51m, nichée sur la côte atlantique, sur un socle de 6,60m de haut et de 39m de diamètre. A l’entrée, une étoile à cinq branches est clairement tracée sur son sol.
Mais, pour admirer une vue époustouflante sur l’ensemble de la ville, l’océan ou encore pour admirer la mosquée Hassan II de loin, il faut monter les 256 marches de marbre pour atteindre son sommet. On y découvre une lentille de verre gigantesque qui permet de transmettre une lumière, toutes les quinze minutes chaque soir, d’une intensité de 2.100.000 bougies. Lors des jours brumeux, une corne de brume permet d’émettre un son toutes les deux minutes.
Malheureusement, avec les nouvelles technologies qui sont apparues de nos jours, le gardien du phare ne peut plus communiquer avec les marins. Il ne peut que leur envoyer des signaux sonores ou lumineux pour leur faciliter l’accès au port de Casablanca.